14 mai 2008
Je veux un bento !
Que ce soit clair tout de suite : ce message n'a pas d'autre but que de faire pleurer dans les chaumières. Vous tirer les larmes. Vous apitoyer. Vous faire dire que non, ce n'est pas possible de la laisser comme ça...
Alors voilà, je veux un bento ! Ça m'a pris ce week end, en lisant le supplément magazine de l'EXPRESS - oui, je sais, parfois, il m'arrive de lire autre chose que ELLE ou SAVEURS, cela dépend de l'endroit où je me trouve. Et là, c'était l'EXPRESS, et c'était un article sur la folie Bento. Alors un bento, c'est quoi ? C'est adorable ! La version japonaise d'une boîte à pique-nique, ou plus prolétairement la cantine de mon grand-père. Sauf qu'au lieu d'être en métal rétamée, elle est en plastique et pleine de jolies couleurs et de jolies formes. Et dedans, on fait plein de jolies préparations qui attirent autant les yeux que les papilles !
Et, bien, sûr, vous aurez noté que lorsqu'on désire très fortement quelque chose, il disparaît de notre champ de vision immédiat, pire, de notre champ de préhension. Donc aucun bento qui ne se soit présenté sous ma main ce jour. Le drame ! Parce que le taboulé au quinoa que j'ai mangé ce midi, dans un moche Tupperware, vous ne croyiez pas qu'il aurait beaucoup à son aise dans un ravissant bento ?
Donc il s'agit d'un appel éhonté à ceux qui, de près ou de loin, ont à voir avec le Japon : s'ils veulent bien m'en procurer un, je paierai rubis sur l'ongle : mandat, Paypal ou autre (dans la limite d'une proposition décente, bien sûr...).Et comme je ne suis pas égoïste, je vous donne quand même ma recette de taboulé au quinoa. Voici donc le :
TABOULÉ MARIN AU QUINOA
Pour 4, il faut :
- 4 tasses de graines de quinoa
- 200 g de petites crevettes décortiquées
- deux tomates
- un concombre
- une cuillère à soupe de tahin
- une cuillère à soupe d'huile de noix
- une cuillère à soupe de citron
- trois cuillères à soupe d'huile de colza
- une cuillère à soupe de sauce Kikkoman
Cuire la graine de quinoa dans deux fois son volume d'eau, après l'avoir rincée, pendant dix minutes à partir de l'ébullition. Découvrir et laisser refroidir.
Préparer la sauce en mélangeant le tahin, la sauce Kikkoman, le citron et les huiles. Y mettre les crevettes et bien les enrober.
Couper les tomates et le concombre (pelé ou non à votre goût) en petits cubes et les saler.
Dans un saladier, mélanger la graine de quinoa, les cubes de concombre et tomates et la sauce avec les crevettes. Laisser reposer au moins une heure avant de servir.
Remarques :
C'est bon, c'est frais et ça rassasie : parfait pour un repas complet. Ne manquent que le fruit et le laitage...
Bon, pour les baguettes, il faudra chercher une autre recette...
24 avril 2008
Souvenir culinaire normand : les coquilles Saint-Jacques...
La Normandie, ce n'est pas seulement des paysages magnifiques.
C'est aussi des crustacés à gogo, le poisson acheté directement sur le quai et encore frétillant dans la poêle, une originale tartiflette normande goûtée à Rouen (camembert, pommes de terre, pomme verte, calvados et andouille de Vire), et je pourrais continuer encore longtemps comme ça.
La chance a voulu que ce soit encore la saison des coquilles Saint Jacques fraîches. Nous sommes donc rentrés lestés de sept kilos de ces belles choses et, bien sûr, je n'ai pu hésiter à ressortir la fameuse recette de ma mère qui a fait ses preuves :
LES COQUILLES SAINT-JACQUES A LA MANIÈRE DE MA MAMAN
Pour la recette, c'est ici.
Le noir sur l'image, ce n'est pas du brûlé, mais des truffes...
18 mars 2008
Des non-régimes et un flan de carotte à la cannelle et au pavot
Un débat nous animait il y a quelques jours sur le blog de Clarabel, évoquant le "ras-le-bol contre les messages de prévention sur la santé de nos enfants". A les entendre, nous fabriquerions tous de potentiels obèses, et le résultat, c'est que l'alimentairement correct devient si omniprésent qu'il en traumatise ceux -et celles - qui n'ont pas lieu de l'être.
Avec un sens de l'à-propos tout à fait judicieux à deux jours du printemps, le magazine ELLE nous gratifie de son fameux numéro SPÉCIAL MAIGRIR de la saison, avec une nouveauté : "Tout sauf un régime !", tel est le nouveau slogan. D'une presse qui tous les mois ou presque vous évoque la "nouvelle diète", le "perdez 3 cm de tour de taille pour les fêtes" ou encore "entrez en 2 jours dans votre maillot de cet été", c'est pour le moins savoureux...
Le dossier ouvre sur une interview du Docteur APFELDORFER (étymologiquement le "village de la pomme", c'est un signe...) qui publie un nouveau livre : Mangez en paix ! Sa théorie, c'est que nous avons oublié l'essentiel : "manger est un plaisir". Or influencés par les Anglo-Saxons, nous en avons désormais une conception scientifique : il faudrait consommer 1800 calories par jour, 5 fruits et légumes, 4 portions de glucides pour 2 portions de protéines. Or, explique le Docteur Pomme, "le problème, c'est que nous sommes des Latins. Pour nous, un repas, c'est de l'amour, une histoire, des recettes, un partage avec les autres et surtout un plaisir." Nous serions donc tiraillés entre ces deux conceptions et - en définitive - complètement paumés !
L'idée générale, c'est qu'on "ferait mieux d'écouter nos sensations" : si on a envie d'une bonne côte de boeuf, c'est qu'on a besoin de protéines, si on consomme de la tartiflette à la montagne, c'est qu'on brûle plein de calories sur les pistes ( là, je m'élève en faux : je peux consommer de la tartiflette ailleurs qu'en montagne, et par ailleurs je ne mets jamais un pied sur les pistes !). Notre grand drame, c'est que nous ne savons plus écouter notre corps car on a créé "la culpabilité qui empêche d'écouter son corps". Il faut donc retrouver cette innocence vis-à-vis des aliments : "réconciliez-vous avec vous même et vous saurez manger dans votre zone de confort".
Alors, histoire de mieux cerner votre "zone de confort", je vous propose une petite entrée l'air de rien, qui rassasie, fait manger des légumes tout en satisfaisant notre besoin de douceur. Voici donc les :
FLANS DE CAROTTE A LA CANNELLE ET AU PAVOT
Pour 3 flans, il faut :
- 200 g de carottes râpées
- 2 oeufs
- 20 g de beurre
- une bonne cuillère à soupe de graines de pavot
- 2 bonnes pincées de cannelle
- sel et poivre
Faire fondre le beurre dans une casserole. Ajouter les carottes, saler et poivrer et faites revenir un instant avant de recouvrir d'eau. Saupoudre de cannelle. Laisser cuire une quinzaine de minutes.
Préchauffer le four à 160°. Battre les oeufs en omelette avec les graines de pavot. Saler et poivrer. Égoutter les carottes et les incorporer à l'oeuf en écrasant bien.
Huiler 3 ramequins et y verser la préparation. Cuire au bain-marie durant 25 minutes environ.
Servir tiède ou froid.
Remarques :
- Je préfère personnellement la version froide ; je trouve que chaud, on perd la subtilité des arômes.
- J'ai déjà évoqué le dilemme familial : certains aiment la carotte crue, d'autres cuite. En même temps, il est très facile de prélever une bonne louche de carottes râpées dans le saladier et de s'improviser, pour soi aussi, une entrée à la carotte. Comme ce flan par exemple. Il offre l'avantage de pouvoir se décliner en plat, puisqu'il contient des oeufs... à condition d'avoir un petit appétit. Ou de manger plusieurs flans.
- La cannelle est facultative mais j'adore son association avec la carotte !
06 novembre 2007
Cake à la betterave
Moi, la betterave, c'est comme les carottes : crue, ça ne passe vraiment pas ! Est-ce dû au fait que "chez nous", on appelle les premières les carottes rouges, ce qui montre bien qu'il y a un rapport ? Je ne sais, mais toujours est-il que lorsque j'en ai trouvé deux dans mon panier, si mon cher époux s'est mis à faire des bonds de joie, du genre "Youpi, de la betterave, et crue en plus !", moi, j'ai légèrement gambergé, histoire d'en faire quelque chose sans devoir l'ingurgiter brute.
Et j'ai trouvé. Dans un petit livre à la couverture jolie comme tout, cousin de celui dont je vous parlais il y a peu : un cake aux légumes oubliés. Bon, dans les légumes oubliés, il y avait betterave et panais et moi, j'avais oublié le panais. Mais qu'à cela ne tienne, je l'ai remplacé par de la pomme de terre et hop, le tour était joué. J'ai également doublé le temps de cuisson suggéré et j'ai finalement obtenu un ravissant - quoiqu'un peu gore - cake d'apéritif-entrée. Voici donc le :
CAKE A LA BETTERAVE
Pour 6, il faut :
- 150 g de farine à poudre levante
- 3 oeufs
- 6 cl d'huile
- un yaourt
- 5 cl de vin blanc
- une betterave
- une pomme de terre
- une poignée de noisettes
- 50 g de fromage râpé
- sel et poivre
Dans un saladier, verser la farine, le sel, le poivre et incorporer les oeufs, l'huile, le yaourt et le vin blanc.
Préchauffer le four à 180°.
Peler la betterave et la pomme de terre, les rincer et les râper. Les rajouter au mélange.
Concasser grossièrement les noisettes et les ajouter ainsi que le fromage au reste.
Verser dans un moule à cake et laisser cuire entre 50 minutes et une heure.
Servir froid ou tiède.
Remarques :
- Cuite, la betterave révèle une saveur douce qui se mêle parfaitement à la noisette.
- Comme ça, TOUT le monde a mangé de la betterave !
14 octobre 2007
Les empanadas de Patricia ou comment rendre acceptable les réunions entre midi et deux
Souvent l'on me dit : "Oh, comme tu as de la chance d'être prof ! Comme ça, tu peux vraiment profiter de tes enfants, les emmener à l'école, aller les chercher..." C'est vrai. Enfin, sauf quand on commence, comme moi, tous les matins à 8h00 cette année, ou encore qu'on finit à cinq heures... Mais avouons-le cependant : c'est vrai que ça permet globalement d'être plus présente que lorsqu'on attaque à 8h00 et finit à 19h00.
C'est pour préserver cette "qualité de vie" que l'Education Nationale, soucieuse de notre bien-être, place les réunions entre enseignants uniquement entre midi et deux. Comme ça, on finit les cours à 12h00, on entre en réunion, et ladite réunion s'interrompt à 13h45 quand la sonnerie retentit. Et on décompresse dans l'escalier qui mène à la cour de récréation...
Mais il y a pire que ces réunions. Il y a les casse-croûte solitaires. En effet, quoi de pire que tous ces gens qui sortent qui leur sandwich, qui leur Tupperware, qui leur Bolino (!). Et les remarques fusent : "Oh, toi, tu as quoi ? ça a l'air bon..." et de replonger le nez dans sa salade Saupiquet... C'est pourquoi avec un noyau dur de collègues soucieux de préserver la bonne marche de leur organisme et persuadés que le bonheur au travail passe par une alimentation saine et diversifiée, nous avons mis en place les "concert-repas" : on se concerte autour d'un buffet où chacun a confectionné quelque chose. Bon, il faut avouer qu'après une quiche, une tarte à la tomate, du jambon de pays, des roulades de saumon, du confit de porc, un moelleux au chocolat et une tarte aux pommes, nous sommes souvent plus lourds en redescendant l'escalier, voire somnolents, mais en tous cas, nous avons rendu convivial un moment qui ne l'était pas nécessairement...
C'est ainsi que lors des dernières corrections du brevet, une de nos collègues nous a fait découvrir une de ses spécialités, un truc à tomber, que nous avons littéralement dévoré en nous pourléchant les doigts. A l'entendre, c'était pourtant tout simple, de la pâte brisée toute prête, du pisto, du thon et un oeuf. N'empêche : facile ou pas, c'était délicieux et ce fut aussi l'avis de ma petite famille à qui je fis découvrir le plat un soir. Bon, évidemment, j'ai fait la pâte et... j'aurais pu faire le pisto (sauf que Patricia m'en a rapporté des boîtes de ses vacances en Espagne). Voici donc :
LES EMPANADAS DE PATRICIA
Pour 8 chaussons, il faut :
- 350 g de farine
- 150 g de beurre mou
- une cuillère à café de sel
- une boîte de thon au naturel de 190 g
- 2 gros oignons
- 2 poivrons rouges
- 500 g de tomate - ou pulpe de tomate
- un ou deux piments rouges frais
- un oeuf dur
- 2 cuillères à soupe d'huile d'olive
- sel
Travailler ensemble beurre et farine salée pour obtenir une "semoule". Ajouter un verre d'eau environ pour obtenir une pâte souple que vous réserverez une heure au réfrigérateur.
Peler et émincer les oignons. Peler les poivrons et les découper en dés. Ébouillanter les tomates et les peler en petits dés également. Rincer les piments et les hacher après avoir éliminé les graines.
Faire chauffer l'huile dans et y faire revenir les oignons. Ajouter poivrons et piments et laisser mijoter cinq minutes. Verser les tomates, saler et laisser cuire une vingtaine de minutes.
Hors du feu, ajouter l'oeuf dur écalé et haché ainsi que le thon émietté.
Préchauffer le four à 210°. Étaler la pâte et y découper des cercles d'une quinzaine de centimètres de diamètre. Déposer une bonne cuillère à soupe de farce et refermer le chausson en mouillant les bords avec un peu d'eau et en roulottant la pâte.
Enfourner les empanadas sur une feuille de papier sulfurisé et cuire une vingtaine de minutes.
Remarques :
- Cela se mange tiède, avec une salade verte, ou à température ambiante
- Les ingrédients en italique sont ceux que l'on retrouve dans les boîtes de pisto tout fait !
18 septembre 2007
Tarte croustillante de boudin sur compotée d'oignon aux pommes
Comme un certain nombre de culino-blogueurs, j'ai été contactée par :
afin de découvrir leurs produits, les tester et en faire profiter les autres. Parmi leur impressionnant - et appétissant - catalogue, j'ai choisi un confit d'oignon aux pommes bio. C'est une recette qui s’inspire directement de la célèbre « sauce Cameline » que l’on trouve dans les livres de cuisine du XIVème siècle, autrement dit une sauce brune dans laquelle la saveur de cannelle domine.
Ce confit d’oignon est composé de gros oignons blancs, petits oignons grelots, verjus (jus de raisin) du Périgord, raisins et
sucre de canne et épices (cannelle et gingembre) ; goûté seul, c'est délicieux, à la fois doux et épicé. J'ai immédiatement vu avec quoi j'allais le marier : du boudin noir ! Et l'association a fait merveille, servie en entrée, avec une salade verte assaisonnée à l'huile de noix. Voici donc mes :
TARTES CROUSTILLANTES DE BOUDIN SUR LEUR COMPOTÉE D'OIGNON AUX POMMES
Pour 4 personnes, il faut :
- un rouleau de pâte feuilletée
- un pot de confit d'oignon
- une quarantaine de centimètres de boudin noir
Préchauffer le four à 210° (th 7).
Étaler la pâte et découper quatre tartelettes individuelles. Les disposer sur la plaque de cuisson, recouverte d'un papier sulfurisé.
Déposer sur chaque fond de tarte une bonne cuillère à café, voire une et demie, de confit. L'étaler en couche fine.
Découper le boudin en rondelles d'un demi-centimètre et les disposer en rosace sur la tartelette.
Enfourner pendant vingt minutes et servir sans attendre, accompagnée d'une salade verte assaisonnée d'huile de noix.
Remarques :
- La simplicité de sa recette n'a d'égale que sa délicatesse. La douceur épicée du confit se marie parfaitement avec celle du boudin et le croustillant de la pâte feuilletée apporte une touche finale à la chose !
- L'huile de noix pour la vinaigrette est facultative mais convient divinement à l'ensemble !
13 septembre 2007
Cake épinard-crevettes ou l'art d'accommoder les restes...
Nos anciens (ou plutôt nos anciennes) détenaient une science culinaire précieuse : celle de savoir quoi faire des trois bouts de viande qui traînaient au fond du frigo, du fond de sauce qui attendait depuis plusieurs jours ou des deux pauvres carottes esseulées. Car la cuisine aujourd'hui, c'est souvent des recettes. Précises, nettes. Bien sûr, et les blogs le montrent un peu plus chaque jour, on se laisse aller à modifier ces recettes, à substituer un ingrédient à un autre. Mais il n'empêche qu'un point subsiste toujours : les restes.
Parce que je vous imagine comme moi : il faut qu'il y en ait ! Sinon, cela signifie qu'on a TOUT mangé, et donc qu'il n'y avait pas assez ! C'est logique ! Les magazines et autres manuels de savoir manger-savoir maigrir auront beau nous le ressasser : on ne doit pas finir son assiette, n'empêche qu'on le fait ! Et qu'on sauce en plus, si c'est trop bon !
C'est ainsi que l'autre jour, je me retrouvai avec au fond de mon frigo l'équivalent de trois cuillères à soupe d'épinard. Des épinards somptueux. Tout droit sortis du panier bio de la semaine, préparés avec art par mon mari, cuits à la vapeur puis mélangés à une béchamel onctueuse, servis avec oeufs durs et croûtons... oui mais, il en restait trois cuillères le soir venu. Que faire ? se partager la chose ? Dommage... Regarder une seule personne se régaler ? Égoïste. C'est ainsi que j'optai pour le cake, qui concilierait tout le monde. Voici donc le :
CAKE EPINARD-CREVETTES
Pour 6, il faut :
- 250 g de farine
- un sachet de levure
- une pincée de sel
- un demi-verre d'huile de colza
- un demi-verre de vin blanc
- 4 oeufs
- 100 g de petites crevettes décortiquées
- 3 cuillères à soupe d'épinard
Préchauffer le four à 180° (th. 6).
Dans un saladier, verser la farine, la levure et le sel. Incorporer l'huile et le vin, puis les oeufs.
Lorsque la pâte est onctueuse, ajouter les épinards et les crevettes.
Faire cuire 45 à 50 minutes. Démouler tiède et servir tiède ou froid.
Remarques :
- Une fois de plus, l'usage du moule en bois a permis de conserver le moelleux.
- Ne pas hésiter à majorer le temps de cuisson si besoin est.
10 septembre 2007
Carpaccio de chou-rave sauce asiatique
Cette semaine, dans mon panier des Bios de Feuilly, j'avais ça
en trois exemplaires...
Je glanai quelques informations sur la chose et appris qu'il s'agissait de chou. Ah, ah, me dis-je, de chou-rave alors... Et bien évidemment, je pouffais. Pour moi, Chourave, c'était avant tout l'inénarrable complice du fameux Concombre masqué dont j'ai déjà parlé. Mais ce n'était pas tout de glousser, encore fallait-il l'accommoder. Là dessus mon mari fut catégorique : "il faut le faire cru !" Là derrière ma fille geignait : "oh non, pas du chou, je déteste, j'en mangerai pas d'abord ! Et puis ça me fait vomir..." (Fielleuse allusion à un gratin de chou-vert que nous lui avions fait ingurgité un soir et qui, effectivement, avait eu un peu de mal à passer)
Je rassurai l'enfant, qui virait de plus en plus à la pré-adolescente et son cortège de complications, et suggérai de le trancher en lamelles fines. Mon amour des crudités, une fois sortie de la tomate et du concombre, chez moi s'apparente plus à une grande méfiance. Apprivoisons la chose, me dis-je donc, en lamelles fines, on sentira moins son goût...
Sauf que mes réticences étaient infondées. Les premières lamelles tranchées - grâce à ma toujours fameuse mandoline - se révélèrent absolument délicieuses toutes crues ! Légèrement croquantes, très fraîches, avec un petit goût de noisette, cela n'avait rien à voir avec un chou ! D'ailleurs ma fille en convint.
Ces tranches blanches me donnèrent des idées de contraste, c'est ainsi que je les ai servies avec une sauce asiatique. Voici donc le :
CARPACCIO DE CHOU-RAVE SAUCE ASIATIQUE
Pour 4, il faut :
- un chou-rave
- 2 cuillères à soupe de sauce Kikkoman
- une cuillère à soupe d'huile de colza
- une cuillère à café de jus de citron
- une grosse pincée de cassonade
- quelques brins de ciboulette
- une demi-gousse d'ail
Trancher ultra fin le chou en utilisant une mandoline si possible. Réserver au frais.
Écraser l'ail et mêler au sucre. Verser la sauce Kikkoman et le citron puis, progressivement, incorporer l'huile de colza.
Au moment de servir, déposer les lamelles de chou, arroser de sauce et décorer de petits morceaux de ciboulette.
Remarques :
- Ma fille en a repris 2 fois, que dire de plus ?
- C'est une entrée légère, délicate et succulente.
- Évidemment, le chou-rave bio, c'est mieux !
25 juillet 2007
Sept et sept et un parfait aux foies de volaille
A mon tour de m'y coller : les tagueurs ont frappé ! Me voici condamnée à révéler sept choses me concernant, puis à demander à sept autres personnes d'en faire de même, chose que je ne manquerais pas de leur signaler via un petit commentaire sur le blog. Pour ma part, c'est Sandra qui m'a piégée. Et comme j'aime beaucoup Sandra, que je lui dois un carré d'aromatiques absolument superbes, surtout ma sauge, je ne peux que me plier à la règle. Voici donc :
SEPT CHOSES QUE VOUS IGNORIEZ ENCORE DE MOI...
- Je n'aime pas les alccols forts ni la bière. Mon truc à moi, c'est le vin, le champagne et la sangria - que j'évite soigneusement car je ne peux y résister !
- J'aime la Normandie pour sa lumière incomparable.
- Je déteste qu'on lise par desssus mon épaule.
- J'ai le mal des transports : je suis malade en voiture quand il y a trop de virages, j'ai le mal de mer et je suis écoeurée après deux heures d'avion.
- Je n'aime pas éplucher les légumes. Les fruits non plus d'ailleurs.
- Ma première pensée lorsque j'ai eu mon bac fut de me dire : "Chouette, plus jamais deux heures de sport obligatoires par semaine !" Depuis, mes baskets de l'époque dorment toujours dans mon placard - état impeccable.
- Je suis une fan absolue et inconditionnelle de Brigitte BARDOT... en tant qu'icône éternelle de la beauté. Je la trouve sublime, lumineuse, d'une photogénie à couper le souffle, et je dois possèder pas loin de deux cents photos - rangées dans des boîtes chez mes parents.
Sept est le chiffre de mon mois de naissance...
Voilà ! Je ne suis pas persuadée d'avoir fait progresser la science et la recherche avec ces révélations fracassantes, mais en contrepartie, je vous renvoie à Sandra et à un petit pâté aux foies de volaille qu'elle a proposé voici quelques temps et que je lui ai intégralement emprunté. Il faut dire qu'elle l'avait elle même piqué à Jamie Oliver. Voici donc le :
PARFAIT AUX FOIES DE VOLAILLE
Et pour la recette, c'est ici.
12 juillet 2007
Omelette moelleuse à l'oseille
Ça a commencé comme ça, comme dirait Céline : mardi soir, nous étions plusieurs à être perplexe devant une botte verte. C'était quoi ? une nouvelle sorte de salade ? un aromate géant ? certains ont bien hasardé "de l'oseille" mais d'autres (dont moi) se sont récriés que non, l'oseille, c'était plus rond, plus vert, plus... Quoiqu'il en soit, c'était bien de l'oseille. Du coup a germé l'idée d'en faire une omelette, où le moelleux se mêlerait à l'acidité de l'oseille. Et c'est ainsi qu'est née cette :
OMELETTE MOELLEUSE A L'OSEILLE
Pour 2 ou 3, il faut :
- 5 oeufs
- 3/4 d'un verre de lait
- 3/4 d'un verre d'eau
- une belle botte d'oseille
- 25 g de beurre
- du sel et du poivre
Laver, équeuter et hacher gros l'oseille. La faire revenir quelques minutes à la poêle avec le beurre.
Casser les oeufs et les battre vigoureusement, avant d'ajouter sel, poivre, lait et eau. Battre encore puis verser le tout dans la poêle et faire cuire à feu moyen.
Surveiller en permanence en repoussant les bords cuits pour faire venir l'oeuf cru. la cuisson prend entre 8 et10 minutes si tout va bien.
Servir sans attendre avec une salade.
Remarques :
- L'effet volontairement à mi-chemin entre l'omelette et les oeufs brouillés créent une sensation délicieuse avec la fondue d'oseille.
- On peut faire cuire d'avantage mais c'est plus sec.
- L'eau permet une évaporation plus lente et donc une consistance plus moelleuse.






















