Ma Cuisine rouge

Ma cuisine : des recettes simples et rapides, parfois plus élaborées, de la cuisine "traditionnelle", mes petits trucs, ceux des autres, mes lectures culinaires...

28/08/08

Ma Cuisine rouge déménage !

Eh oui, après plus de deux ans et demi de colocation avec Canalblog, j'ai décidé de prendre mon envol. Vous me retrouverez désormais ici : www.macuisinerouge.com.Dans quelques instants, vous serez automatiquement réorientés...

Autoportrait

N'oubliez de modifier vos liens...

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16/08/08

Viva la Vida (COLDPLAY)

Ce n'est pas parce que la fille de Chris MARTIN porte un nom de fruit (Apple) qu'ils sont aujourd'hui dans Ma Cuisine rouge, mais juste parce que j'écoute ce titre en boucle en ce moment...

I hear Jerusalem bells a ringing
Roman Cavalry choirs are singing
Be my mirror my sword and shield
My missionaries in a foreign field
For some reason I can't explain
I know Saint Peter will call my name
Never an honest word
But that was when I ruled the world

Coldplay, Viva La Vida, 2007.

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07/08/08

Carnets de voyage : Irlande

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Lough Kylemore - Connemara

"Attends, tu ne vas pas ramener ça ???

- Et pourquoi pas ? Toi, tu ramènes bien des cailloux !"

Chacun ses manies. moi, quand je voyage, c'est aller me balader dans les supermarchés locaux. J'adore voir ce qu'on y trouve et découvrir ainsi comment vivent les gens. De surcroît, quand il s'agit d'un pays anglo-saxon, c'est le paradis pour trouver des trucs introuvables en France d'une part, et prodigieusement utiles d'autre part, si bien qu'on se demande pourquoi personne n'importe ça chez nous.

Ainsi en Irlande, j'ai pu racheter :

  • des sacs à sandwiches, un truc génial, format carré, qui permet de transporter ses sandwiches, au boulot ou en pique-nique. Pourquoi on n'a pas ça, nous ?
  • des moules et feuilles en silicone de toutes les formes à quatre euros en moyenne. Pourquoi c'est hors de prix chez nous, ça ?
  • une boîte à repas fantastique, avec trois compartiments plus un petit amovible pour la sauce de salade et des couverts qui se rangent en s'incrustant dans le couvercle.
  • un ensemble à pocher les oeufs au micro-onde, tellement plus rapide que la bonne vieille technique de l'ébullition

Bref, je suis rentrée les valises pleines de ces choses-là. Et aussi des images plein la tête.

De plages ensoleillées.

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Ballydowan Cove

Avec des vagues, parfois...

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La même

De petites églises perdues au milieu de nulle part :

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St Dubham's Church

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Ardmore

De petits ports charmants...

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Passage East

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Ballyhack

De phares au bout du bout du monde...

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Hook Head

De fortifications avec vue sur la mer :

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Duncannon Castle

J'ai vu la péninsule de Dingle...

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Arrivée à Dingle

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Slea Head

Et puis le Connemara :

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Lough Ahalia

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Ballyconnely

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Lough Kylemore

Et je précise que mon mari a effectivement ramené des cailloux, comme il le fait à chacun de nos voyages... Et quand je dis cailloux, je ne pense pas "petite chose que l'on met au fond de sa poche", non, il s'agit de blocs d'une bonne vingtaine de kilos environ ! Nous n'avons évité les pierres maliennes que parce qu'elles étaient rares et surtout, parce que nous rentrions en avion !

Et pour ceux qui voudraient découvrir une Irlande "de l'intérieur", je ne peux que conseiller la passionnante autobiographie de la journaliste et écrivain Nuala O'Faolain, parue en 2005 :

J'étais l'Irlandaise type : une pas grand-chose, issue d'une longue lignée de pas grand-chose, de ceux qui ne laissent pas de traces. Dans un pays catholique conservateur qui avait peur de la sexualité et qui m'interdisait même d'avoir des informations sur mon corps, je pouvais m'attendre - en tant que fille, en tant que femme - à rencontrer des difficultés dans l'existence. Mais au moins - c'est ce qu'on disait alors - je n'aurais pas la lourde tâche de gagner ma vie. Un homme finirait bien par m'épouser et par me garder. Mais les gens typiques n'existent pas.

Nuala O'Faolain (1940-2008)

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14/07/08

Devinette : je pars où ?

En cinq morceaux :

En même temps, c'est facile...

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24/06/08

Parce que c'était elle, parce que c'était lui...

Fit son apparition en 1954 avec un mince roman, Bonjour tristesse, qui fut un scandale mondial. Sa disparition, après une vie et une oeuvre également bâclées ne fut un scandale que pour elle-même.

Françoise SAGAN

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28/05/08

Une soirée au musée d'Orsay, un cocktail people et un Grand Prix !

Je ne l'ai pas franchement clamé à travers toutes les lignes de ce blog, mais j'avais la chance, cette année (je n'ose dire "encore une fois...") de faire partie du jury des lectrices du Grand Prix de ELLE 2008. Loin de moi l'idée de faire ronfler les titres, si j'ai postulé, c'est essentiellement pour le plaisir de recevoir chaque mois 3 livres dans ma boîte aux lettres - et même 7 le mois où j'étais jurée de sélection, soit 28 livres à dévorer avec impatience et avidité : "Alors, ce mois-ci, c'est quoi ?"

Et puis pour faire la totale, cette année, j'ai décidé de "monter" à Paris comme on dit, afin d'assister à la remise des prix et de rencontrer les auteurs. La chance a voulu que ce jour soit un mardi, ne travaillant pas le mercredi, j'ai saisi l'occasion.

C'est donc sous un déluge que je me suis installée, avec un bon nombre des 119 autres lectrices "élues" dans une péniche amarrée en face du musée d'Orsay afin d'y rencontrer les 3 gagnants. Privilège des VIP, nous avions été informées une semaine plus tôt du nom des gagnants afin, nous précisait la lettre, d'amener nos livres à dédicacer et de préparer nos questions. Et là : choc et, disons-le, petite déception : aucun des gagnants ne figurait dans mes favoris...

Marie SIZUN pour le roman avec La Femme de l'Allemand, Marcus MALTE pour Garden of love en policier et Wangari MAATHAI  pour Celle qui plantait les arbres, tels étaient les trois noms qui avaient émergé de nos votes. Et pour prendre les choses dans l'ordre, j'avais trouvé le roman de Marie SIZUN terriblement beau, bouleversant, troublant, mais l'emploi de la deuxième personne pour la narration m'avait énormément gênée. J'avais donc été plutôt sévère et "abrupte" dans mon jugement, même si je l'ai nuancé après une relecture? Comment aurais-je pu prévoir que c'est CET extrait que Marie SIZUN aurait retenu et lu avant de demander si la personne qui l'avait écrit se trouvait dans la salle ???

J'avais évoqué dans ces pages le roman de Marcus MALTE, Garden of love. Et là, en revanche, je ne reviens pas sur mon idée : c'est sans doute le plus virtuose de la sélection, le plus complexe et le plus structuré, mais non, décidément, il ne "m'emporte" pas ! La discussion avec cet écrivain fut toutefois très intéressante, tout comme celle avec Marie SIZUN...

C'est sans doute sur le document que je resterai le plus dubitative. Certes Héloïse d'Ormesson est une éditrice enthousiaste, certes Wangari MAATHAI est un personnage étonnant - elle n'a d'ailleurs pas eu le prix Nobel de la Paix pour rien... - mais... c'est un témoignage, livré brut de brut, et j'avoue (nous étions d'ailleurs un  certain nombre de lectrices à partager cette idée) rechercher dans un document à la fois la forme et le fond, et ici, si le fond y était, le forme faisait défaut... L'ouvrage de Jean-Paul KAUFFMAN par exemple ou encore Cancer in the city  l'auraient, à mon sens, mérité davantage...

Il n'empêche, j'ai passé un très bon moment ! D'abord je suis repartie les bras chargés de cadeaux :

gDpRIX_LECTRICES

Ensuite j'ai discuté avec plein de lectrices tout à fait passionnantes, et la vivacité de nos échanges nous a fait regretter qu'il n'y ait pas eu "débat" d'organisé entre lectrices afin de partager notre enthousiasme et que nous nous soyions seulement rencontrées ce jour.

La péniche bougeait beaucoup, surtout quand passait un bateau-mouche et je me voyais régulièrement essayer de fixer un point afin de lutter contre le mal de mer... mais le moment magique eu lieu lors du cocktail organisé au Musée d'Orsay : imaginez un musée ouvert pour vous ! C'est ce que nous avons vécu lorsqu'on nous avons pénétré dans ce lieu grandiose et que l'on nous a annoncé qu'en attendant la proclamation des résultats, nous pouvions nous y promener tout à notre aise...

Vint la remise des prix et là, mon GPS s'est mis en marche : Olivia de Lamberterie était ravissante, Sophie Fontanel avait un très joli sac-à-main, Edmonde Charles-Roux était très élégante, Daniel Picouly parlait à bâtons rompus, et derrière lui Gonzague Saint Bris.... Les discours des auteurs furent souvent drôles et pertinents, et nous nous acheminâmes vers le premier étage où nous attendait un somptueux buffet (mention spéciale aux verrines de radis noir à la mousse de wasabi ou encore à la fontaine de chocolat finale !). Là encore, plein de gens connus qu'on reconnaît mais que, franchement, je n'ai pas osé abordé tant ils semblaient très bien entre eux : Christophe Ono-dit-Biot, Tonino Benaquista, Tatiana de Rosnay, Franz-Olivier Giesbert, plein de chroniqueurs littéraires et, bien sûr, incontournable de ELLE, Alix Girod de l'Ain, flamboyante ! Je n'ai pas osé lui demander où en était son couple avec George - pudeur oblige, et puis elle semblait accompagnée...

C'est donc un peu guillerette, le Champagne sans doute, que, telle Cendrillon, j'ai regagné la bouche de métro, mon sac lesté de livres et autres parfums qui, comme pour Laure, a eu la bonne idée de se pschitter dans mon sac (le vaporisateur est une poire souple)... non, décidément, je ne regrette pas d'être venue et j'en profite pour saluer, si elles me lisent, le club des "De dans trois ans"...

Grand_Pirx_ELLE_2008

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25/05/08

Chanson pour les femmes (Calogero)

free music

Me dit-elle

Jouer de la guitare
Et chanter
C'est pas compliqué,
Fumer le cigare
Mal élevé
C'est pas compliqué,
Traîner dans les bars
Me saouler
C'est pas compliqué,
Me tailler un costard
C'est facile,
Sans vouloir te vexer

Des sourires à tout l'monde
Je sais faire
C'est pas compliqué,
Cent mètres en dix secondes
Je sais faire
C'est pas sorcier, tiens
Même le tour du monde
En solitaire
Je l'ai fait, alors
Tes histoires de blondes
Trop facile,
Sans vouloir te vexer

Sans vouloir te vexer

Travailler toute la nuit
Je sais faire,
Je suis d'accord
Mais tenir un fusil
Faire la guerre
C'est pas mon point fort
Faire couler le sang
Pourquoi faire
Notre malheur ? moi,
Je veux que mes enfants
Aient un père
Pas un monde sans cœur

Être l'égale de l'homme
Peu m'importe
,
Dans tous les cas
C'est l'amour que je donne
Qui l'emporte
Sur tous les combats

Être forte et fragile
À la fois

Toi, tu ne sais pas
Combien c'est difficile
Quelquefois,
Alors écoute-moi

Les femmes sont, me dit-elle,
Les
gardiennes éternelles
De toute l'Humanité
Puisqu'elles l'ont portée

Album Pomme C, 2007.

Paroles : ZAZIE / Musique : CALOGERO

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21/05/08

Le retour de la vie en communauté : vive l'écologie et la nature, vive les Végétaliseurs !

Vous l'aurez remarqué sans peine pour peu que vous viviez dans le monde réel, on célèbre Mai 68 cette année ! Il paraîtrait qu'il y a quarante ans de ça, on était en Mai, et tout allait changer. Les hommes se laissaient pousser la barbe et la moustache pour jeter des pavés sur les CRS et les femmes portaient des robes longues violettes et se mettaient des fleurs dans les cheveux. On était réaliste, on demandait l'impossible. Sous les pavés, il y avait la plage. Ah, les beaux jours que ces jours-là...

Eh bien figurez-vous que les petites graines jetées à cette époque ont germées. Oh, je ne vous énumérerai pas tous les acquis (et les soucis) issus de Mai 68, mais je m'en tiendrai à une grande idée de l'époque : retournons à la nature ! Attention, il n'est pas question pour moi de me mettre à porter des sandales en chanvre et partir élever des chèvres en Ardèche, simplement, et vous l'aurez remarqué, ô vous qui avez la bonté de venir me lire régulièrement, je fais partie de ces gens sensibles à notre environnement. De ceux qui pensent que trier ses déchets, ce n'est pas très compliqué et que c'est pourtant bien utile. Je suis celle qui passe pour l'alcolo de service quand elle va jeter toutes les semaines ses bouteilles en verre (oui, mais il y a aussi des bocaux...). Celle qui s'échine à trouver une recette quand dans son panier bio elle trouve des légumes oubliés, genre topinambour ou rutabaga. Celle qui a essayé de faire grimper des coccinelles sur ses rosiers pour en chasser les pucerons, alors qu'elles se sont toutes enfuies, ces fourbes de bestioles à pois !

Tenez, pas plus tard que ce week-end, nous avons investi dans un bac à compost ! Certes ma poubelle s'en trouve grandement allégée, en revanche, côté trajet, c'est pas mal, étant donné que ledit bac est bien évidemment situé dans un angle un peu "mort" du jardin... Prochaine étape, les toilettes sèches ! Mais non, je plaisante...

Tout ça pour vous dire que quand on m'a demandé de parler du site Les végétaliseurs, j'ai été assez vite volontaire. Quoi c'est donc, me direz-vous ? C'est ça :

Les Végétaliseurs : écologie

C'est-à-dire un site créé par des personnes qui échangeaient fréquemment sur leur lieu de travail (Yves Rocher, en l'occurrence) et qui du coup, on demandé à leur employeurs de les aider à créer un site qui leur permettrait d'échanger sur le sujet, et plus largement qu'entre employés de la même société. C'est ainsi que Les végétaliseurs a vu le jour.

L'objectif, c'est de faire partager son engagement et sa passion de la nature, ainsi que ses connaissances du monde végétal. On doit s'y inscrire et créer son profil pour devenir membre de cette grande communauté et puis zou ! On peut débattre, suggérer, répondre à des sondages ou encore envoyer des vidéos pour partager votre vision d'une nature qui resterait préservée. Je ne vais pas vous détailler tout le fonctionnement du site, je vous y renvoie par le biais de ce bouton :

Les Végétaliseurs : ecologie

En revanche, je ne résiste pas à vous signaler une chose qui m'a fait hurler de rire : sachez que si vous entrez dans la communauté, vous obtenez un statut qui ne demande qu'à évoluer. Vous démarrez "Graine de végétaliseur", avant de devenir "Végétaliseur en herbe" puis "Brin de végétaliseur", "Végétaliseur en fleurs" (!) et enfin "Grand végétaliseur", qui vous a des allures de grand prêtre d'une secte bien mystérieuse - vous vous souvenez peut-être, ô ceux qui connurent les années fastes des émissions de Stéphane COLLARO dans les années quatre-vingt, et sa fameuse rubrique : "La vie mystérieuse des sectes"... Moi, promis, dès que je suis "Brin de végétaliseur", (végétaliseuse ?) j'en informe tout le monde !

Article sponsorisé

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19/05/08

"J'ai descendu dans mon jardin..."

... pour y cueillir... des roses blanches, roses, et puis roses, et blanches...

collage

A la manière de Belle-Sahi...

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21/04/08

Normandie mon amie

La Normandie et moi, c'est une histoire qui fut initiée par l'Education nationale. Lorsque jeune professeur, je dus faire des voeux d'affectation pour mon premier poste, trois solutions s'offraient à moi : Paris (ou plus exactement la banlieue parisienne), Lille ou Rouen. En effet, lorsque vous êtes professeur débutant, célibataire et sans enfants, vous remplissiez toutes les conditions en 1993 pour ces trois académies.

Paris ne m'a jamais fait rêvé, sinon le temps d'un week end ; à cette époque, les ch'tis n'avaient pas encore conquis leur public et Lille-Roubaix-Tourcoing ne me disaient rien, c'est donc l'académie de Rouen que j'ai choisie. Et c'est ainsi que fin août 1993 (parce qu'évidemment, l'affectation, on ne l'apprenait que dix jours avant la rentrée, c'était plus commode pour se loger...), j'ai débarqué à Saint Valéry-en-Caux.

St_Valery

J'avais été nommée dans un petit collège, au coeur du pays de Caux, une région que je ne connaissais qu'à travers la littérature, MAUPASSANT mais surtout Maurice LEBLANC. Sans doute quelque lointain sixième sens me disait, à l'époque où je dévorais les aventures d'Arsène Lupin, qu'un jour j'irai sur ses terres. Mais ce sixième sens était loin de me prédire que ce serait un coup de foudre absolu.

Installée à Veulettes-sur-mer,

Veulettes

que le guide vert annonçait comme possédant 199 habitants (et que les autochtones m'ont garanti être le chiffre en haute saison...), j'ai passé une année à photographier la mer de mon balcon du salon. J'ai bien dû en faire plusieurs centaines, tant j'étais fascinée du spectacle de cette mer qui ne ressemble à nulle autre, qui peut dans la seconde passer du gris ardoise

Veules_les_roses_2

à l'opale la plus pure,

Veules_les_roses_1

devenir presque blanche,

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avant de reprendre ses esprits

Veules_les_roses_3

J'ai passé une année de bonheur, à déambuler à travers cette Normandie qui s'inscrivait chaque jour un peu plus dans mon coeur. J'allais lire à Étretat

Etretat_1

pour le plaisir de contempler l'aiguille à mes pieds, fichée entre la Manneporte et la porte d'Aval.

Etretat_2_porte_d_aval

Nous étions, ma meilleure amie et moi, tous les samedis à Rouen,

cath_drale__Rouen

histoire de refaire notre stock de livres et Cds, car je vous parle d'un temps où Internet n'existait pas et où il fallait se déplacer pour obtenir ce qu'on voulait...

Ce qui avait du bon, puisque cela nous permit de découvrir un endroit magique, dans le vieux Rouen, l'aître Saint Macloud,

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un ancien cimetière de pestiférés absolument magnifique, havre de paix et de sérénité...

Bien sûr, on allait aussi à Dieppe,

Dieppe

ou encore à Honfleur, que tous ceux que j'ai emmenés là-bas n'ont pu qu'aimer...

Honfleur

Mais je garde une place dans mon coeur pour Varengeville et son cimetière marin, d'où la vue est la plus somptueuse qui soit

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... et où l'on songe que George BRAQUE a bien de la chance de reposer avec cette vue-là...

cimeti_re_Varengeville

J'ai eu la chance de voyager de par le monde et de connaître d'autres mers, d'autres océans. Je me suis baignée dans le lagon calédonien et dans les eaux des Cyclades, mais ma mer de rêve, mon océan de bonheur, c'est ce petit triangle, comme dit Maurice LEBLANC, situé entre Rouen, Dieppe et Fécamp, plus exactement sur la côte, non loin de Saint Valery, là où la mer ne ressemble à nulle autre et qu'il faut l'avoir vue pour le croire, là où les falaises de craie viennent embrasser l'horizon et où le ciel ne reste jamais en place :

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Et pour les oeuvres de Maurice LEBLANC :

Posté par Patricia_BS à 15:37:00 - Blowing in the wind - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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