31 décembre 2005
Expérience panifique 2
Je persiste et je continue dans mes expériences panifiques (voir "Expérience panifique 1"). Ce levain-poudre ne cesse de m'interpeller... J'ai donc décidé de le mettre à l'épreuve non plus en le mêlant directement à la farine, mais en le diluant, comme une levure de boulanger qui serait à réhydrater.
Première - mauvaise - surprise : il ne réagit pas. Je me dis que j'ai trop mis d'eau, je le remplace et je laisse lever une vingtaine de minutes près d'un radiateur. Pas grand-chose de plus. J'opte donc pour le grand test : dans la MAP, 300 g d'eau, une cuillère à soupe et demi de sel, 500 g de farine bio Markal (la farine de blé bise T 80) et hop ! C'est parti pour une levée d'une heure trente.
Evidemment, la curieuse que je suis n'a pu s'empêcher d'aller jeter un oeil dans la bête. Bonne surprise, ça sent très bon ! Une odeur de pain, de farine, mais pas d'odeur acide... La boule se forme vite et bien, elle est de couleur claire et bien lisse.
Après le bip me signalant que c'est à moi d'agir, je découvre un pâton qui a doublé de volume. A manipuler, il est ferme et compact. Je décide d'en faire deux pains un peu longs.
Mis à lever dans mon four, ils se développent normalement et finissent même par se rejoindre ! Rapidement, je les
saupoudre de graines de pavot avant de les faire cuire une petite demi-heure. J'obtiens deux jolis pains qui sentent très bon et sont, ma foi, plutôt appétissants.
Après tranchage, j'apprécie la mie légère sans être inconsistante, le moelleux sans le mollasson, et, surtout, un pain qui
n'évolue pas dans le temps : faits hier après-midi, ils sont de même consistance aujourd'hui, c'est-à-dire le lendemain, sans avoir séchés, et ça, c'est très appréciable.
Conclusion de cette affaire : comme me l'a confirmé Manue, le levain en poudre se mêle directement à la farine. Il n'y a aucun intérêt à le diluer avant, les pains sont les mêmes. Maintenant, et là je pense que les grands spécialistes du pain sont déjà en train de glousser, je crains de souffrir (ou tout du moins d'avoir souffert) du syndrome de la levure magique. Mais si, vous savez bien, ces levures "spéciales pains" qui vous font gonfler de manière phénoménale la pâte, limite à soulever le couvercle de la MAP ! Résultat, j'ai toujours l'impression, avec ce levain, que ma pâte n'a pas assez gonflé. Et c'est une impression : puisque j'obtiens un pain savoureux, avec une mie dense mais moelleuse, et surtout, sans ce petit goût persistant de levure si présent avec les autres ! Donc vive le levain bio Markal !
30 décembre 2005
Ode à l'aïl
Dans ma cuisine se trouvent toujours en bonne place l'aïl et l'oignon. L'échalote aussi, mais moins systématiquement. Si je suis la première à déplorer le parfum tenace de l'aïl sur mes doigts, il n'en demeure pas moins que j'ai les plus grandes difficultés à ne pas m'en saisir dès qu'il s'agit de me mettre derrière les fourneaux. J'aime l'aïl. J'aime le dépiauter, l'émincer, l'écraser, le sentir embaumer dans l'huile d'olive tandis qu'il y revient encore et toujours. Et, certes, si je n'apprécie pas de le sentir toujours à l'heure du goûter, il est cependant pour moi une des odeurs les plus apéritives qui soient. Ca sent l'été, le soleil, le farniente... les vacances, quoi !
L'écrivain Jean-Claude IZZO, l'auteur de la génialissime trilogie marseillaise (Total Kheops, Chourmo et Solea), un bonheur de littérature gourmande, a lui aussi un certain sentiment pour l'aïl. Voici ce petit texte, trouvé au hasard de mes perégrinations webiennes...
par Jean-Claude Izzo
La première fille que j'ai embrassée sentait l'ail. C'était dans un cabanon, aux Goudes, à cette heure de l'été où les grands font la sieste. J'ai, cette année-là de mes quinze ans, appris à aimer l'aïl. Son odeur dans la bouche. Son goût sur ma langue. Et l'ivresse des baisers, et du plaisir. Vinrent ensuite les bonheurs du pain simplement frotté à l'ail et du corps épicé des femmes.
Depuis, dans ma cuisine, l'ail trône. Fièrement. Malgré sa mauvaise réputation. Car l'ail, vous l'avez compris, appartient à la gourmandise de vivre. C'est lui, seul, qui ouvre les portes à toutes les saveurs. Il sait les accueillir. Cuisiner, manger, c'est cela : accueillir. Les amours, les amis, les enfants, les petits enfants. Sans exception,autour de la table, on écosse fèves, haricots blancs ou rouges, on découpe aubergines, courgettes, poivrons verts, rouges, jaunes, on vide les poissons, on lave poulpes, calmars et seiches, on découpe des lapins, on met à mariner des viandes rouges...
Daurades au fenouil, aïoli, civet à la ratatouille, bouillabaisse, soupe au pistou, paëlla, artichauts barigoules, morue en raïte... Les plats naissent, dans l'amitié d'être réuni, les rires et la parole sans retenue. Et la maison se trouve fortement parfumée. D'un parfum sauvage, et vulgaire. Parce que c'est évident, cuisiner à l'aïl est une outrance culinaire, un outrage au bon goût.
C'est dans ces gestes, autour de l'aïl, que les mondes se séparent. Plus gravement que vous ne pouvez l'imaginer. Rien, en effet, ne s'accorde mieux à l'aïl que le vin, rouge de préférence. Du bandol en particulier, issu du fabuleux cépage qu'est le mourvèdre. Des vins amples, élégants, puissants, gras, et très aromatiques. L'un et l'autre, à chaque bouchée, poussent l'outrance jusqu'à ses dernières limites. Là où le palais rien revient pas de tant de sollicitations. N'en reviendra jamais. Comme de l'ivresse d'un premier baiser.
5 août 1997. Paru dans "La pensée de Midi", n°1, printemps 2000
29 décembre 2005
Fondant au chocolat et au caramel de beurre salé
Le fondant au chocolat est un des gâteaux les plus malléables qui soit. Je n'entends pas par là sa plasticité formelle, mais
bien plutôt le fait qu'il y a autant de fondants que de cuisiniers... ou presque !
Basiquement, c'est du chocolat noir (très noir, c'est toujours mieux, je dirais même "jamais trop noir !"), des oeufs, du beurre, du sucre et de la farine. Après vient la subtile alchimie consistant à jouer sur la cuisson afin d'obtenir un fondant un peu sec, parfait au goûter avec un thé, un café ou - si on est extrémiste - un chocolat chaud, un fondant moelleux ou, fin du fin selon moi, le fondant coulant, qui laisse échapper à travers de sa croûte chaude un jus chocolaté juste tiède... Un délice !
Mais désireuse d'obtenir un gâteau toujours plus léger et, avouons-le, plus insolite aussi, j'ai décidé de tester le fondant sans farine, monté à la seule force des blancs d'oeufs, et sucré-salé puisque je l'ai associé à un caramel au beurre salé. Pendant que j'y étais, j'ai mis encore un tour de moulin à poivre. Et voici donc la recette du :
FONDANT AU CHOCOLAT NOIR ET AU CARAMEL DE BEURRE SALE
- 250 g de chocolat NOIR
- 175 g de sucre
- 120 g de beurre demi-sel
- 4 oeufs
- du poivre
Préchauffer le four à 180° (th 6).
Faire un caramel en mettant le sucre avec un peu d'eau dans une casserole. Couper le beurre en petits morceaux que vous verserez dans le caramel hors du feu. ATTENTION : remuer immédiatement pour que le caramel reste liquide.
Verser ensuite sur cette préparation le chocolat coupé en morceaux et bien mélanger.
Casser les oeufs et séparer les blancs des jaunes. Ajouter les jaunes un à un à la préparation chocolatée. Donnez un tour de moulin à poivre.
Monter les blancs en neige auxquels vous aurez ajouté une pincée de sel et les incorporer à la préparation.
Beurrer un moule à manqué, y verser la préparation et faire cuire 25 minutes, pas plus !
Démouler encore tiède. Attention : les blancs d'oeufs ont rendu le gâteau fragile ; il faut le démouler délicatement et ne pas trop le manipuler (je le sais, j'ai testé !) avant de le servir.
28 décembre 2005
Expérience panifique 1
Le pain, je connais. En faire, j'aime bien. J'ai même investi en avril dernier dans une Machine à Pain, communément appelée MAP sur les forums Internet. Pain de campagne, pain aux céréales, pain brioché, j'ai tout essayé. Avec une furieuse envie aujourd'hui de revenir à du "plus manuel", ou, disons plutôt, à du "moins carré".
Continuer à utiliser la MAP en guise de pétrin, comme je le fais pour la pizza, mais faire cuire moi même les pâtons en leur donnant la forme que je veux.
Toujours dans cette démarche plus personnelle, j'ai décidé de laisser de côté les farines "spéciales pains" de Francine pour aller du côté des farines Bio. Ca tombe bien, mon boucher a ouvert un stand bio où il propose les produits Markal. Ca tombe encore mieux, j'ai découvert que l'usine est à cinq minutes de chez mes beaux-parents
J'ai d'abord investi dans du levain bio. Le problème, c'est que c'est tellement bio qu'il doit être évident de savoir s'en servir "naturellement". Il y a juste écrit : 42g pour 1kg de farine. Oui, mais je fais quoi, moi, avec ? Je le dissous avec de l'eau pour l'incorporer à ma farine, genre classique ? et combien d'eau ? Je le mêle à ma farine directement et "tourne la MAP" ?
J'ai testé cette solution. Et apparemment, vu la tronche de mon pâton, ce n'est pas la bonne. Il y a un espèce de blob dans le bas, à peine levé et tout humide. Première cata.
J'ai essayé de sauver le tout en repétrissant avec de la farine, mais je ne suis pas sûre que ça ait fait grand-chose.
Donc PREMIERE LECON : le levain Markal NE SE MET PAS directement avec la farine !
QUATRE HEURES PLUS TARD...
Euh eh bien en fait, si, on peut... Comme je le disais plus tôt, j'ai tenté le sauvetage et apparemment, cela n'a pas trop mal réussi. Après presque une heure de repos, je l'ai enfourné et il s'est mis à faire ça :
Puis, à table, il a ressemblé à ça...
Et quand on l'a dégusté, à quatre heures, avec du Nutella, la mie ressemblait à ça :
Pas mal, non ?
Cela dit, j'essaie en diluant le levain la prochaine fois, juste histoire de comparer...
24 décembre 2005
Le Vin d'oranges de COLETTE
Etudiante, j'ai choisi d'écrire mon mémoire de maîtrise sur "Le Sensible gourmand dans l'oeuvre de Colette". Avantage de
la chose : durant un an, je me suis délectée de sa prose appétissante et nourricière. J'en ai gardé le souvenir de quelques recettes, notamment cet élixir de plein hiver : le vin d'oranges de Colette.
Je vous recopie l'extrait de Prisons et Paradis, d'où la recette est extraite.
LE VIN D'ORANGES
"Il date d'une année où les oranges, du côté d'Hyères, furent belles et mûries au rouge. Dans quatre litres de vin de Cavalaire, sec, jaune, je versai un litre d'Armagnac fort honnête, et mes amis de se récrier : "Quel massacre ! une eau de vie de si bon goût ! la sacrifier à un ratafia imbuvable !..." Au milieu des cris, je coupai, je noyai quatre oranges coupées en mames, un citron qui pendait le moment d'avant, au bout de sa branche, un bâton de vanille argenté comme un vieillard, six cent grammes de sucre de canne. Un bocal ventru, bouché de liège et de linge, se chargea de la macération, qui dura cinquante jours ; je n'eus plus qu'à filtrer et mettre en bouteilles.
Si c'est bon? Rentrez seulement chez vous, parisiennes, à la fin d'un dur après-midi d'hiver ou de faux printemps, cinglé de pluie, de grêle, fouetté de soleil pointu, frissonnez des épaules, mouchez-vous, tâtez votre front, mirez votre langue, enfin geignez : " je ne sais pas ce que j'ai... "
Je le sais, moi. Vous avez besoin d'un petit verre de vin d'oranges."
23 décembre 2005
Riz aux calamars et aux crevettes
N’avez-vous pas remarqué combien la période des fêtes est, finalement, peu propice à la cuisine ?
Je m’explique : on court pour les cadeaux, on se concentre sur le festin qu’on préparera le 24, le 25, le 31 ou les trois ( !) et, finalement, on a très peu de temps à consacrer à son quotidien…
Après avoir passé une matinée à rechercher les huîtres, le saumon, le chapon, le foie gras, les glaces et je ne sais trop quoi encore, on se retrouve à midi moins le quart dans sa cuisine et l’on se dit : « euh, on fait quoi à manger ? » Et là, on se répond : « Tiens, si j’allais faire un tour du côté du congélateur, voir ce qu’il me garde en réserve… »
Voyons, voyons, inventorions la chose : il y a un sachet de têtes et pattes de calmars que j’avais acheté en prévision d’une salade de la mer et des crevettes cuites décortiquées. Bon, voilà déjà la base…
Filons voir au réfrigérateur : du chorizo, de la tapenade, du Tabasco… Oui, cela complèterait...
Jetons un œil dans les placards enfin : des cubes de tomate, un oignon, de l’huile d’olive et, et… du riz Basmati.
Parfait ! On sort le wok et on y va ! A ma montre, il est 11h50 et j’ai donc une demi-heure environ pour réaliser un :
« Riz aux calamars (ou calmars) et crevettes ».
Ingrédients : (pour 4 personnes)
400 g de pâtes et têtes de calamars
150 g de crevettes
3 bonnes tasses de riz
un oignon
un tronçon de chorizo d’une douzaine de centimètres
une demi-boîte de tomates en cube
de la tapenade noire
un cube de bouillon de volaille
Martini rouge
Tabasco
sel
poivre
huile d’olive
du persil haché
Peler l’oignon et l’émincer.
Dans le wok chauffé très chaud, verser deux cuillères à soupe d’huile d’olive et faire revenir l’oignon, à feu fort d’abord, puis moyen.
Pendant ce temps, peler et trancher en petits cubes une douzaine de centimètres de chorizo, fort de préférence. Les ajouter à l’oignon et faire revenir le tout quelques minutes, jusqu’à ce que l’oignon se colore joliment de rouge.
Verser dans une passoire une grosse poignée de crevettes décortiquées (150 g environ) encore congelées que l’on passe quelques instants sous l’eau chaude histoire de les dégivrer un peu avant de les jeter dans le wok.
Même traitement pour les calamars.
Remuer régulièrement durant quelques minutes pour que les sucs se mélangent et que l’eau dégagée par les fruits de mer s’évaporent.
Faire bouillir de l’eau. Verser trois bonnes tasses de riz dans le wok et remuer toujours afin que le riz devienne transparent.
Ajouter à ce moment-là une demi-boîte de tomates en cube et une bonne cuillère à soupe de tapenade.
Après une minute de mijotage, verser l’eau bouillante de façon à recouvrir le riz sur deux bons centimètres. Ajouter un cube de bouillon de volaille et une rasade de Martini rouge. Lancer encore un trait de Tabasco, un ou deux tours de moulin à poivre, un peu de sel, remuer une dernière fois avant de couvrir et de baisser le feu. L’ensemble doit cuire doucement, à très légers bouillons.
Au bout de dix minutes-un quart d’heure, vérifier la cuisson et saupoudrer de persil. Servir sans attendre. *** Commentaires***
- Vous pouvez ne mettre que des calamars, mais j’aime bien le petit goût qu’apportent les crevettes.
- J’ai ajouté du Martini rouge pour la couleur et, surtout, parce que je n’avais plus de vin blanc !
- La tapenade étant naturellement salée, le chorizo aussi, inutile d’en rajouter avant d’avoir goûté si c’est nécessaire.
- Cette recette peut se faire uniquement avec des produits congelés : calamars, crevettes, tomates, oignons… d’où son côté rapide et pratique
- C’est un bon exemple de « cuisine du placard » !
Dernière chose : quand on n’oublie pas, comme moi, le vin blanc, déguster ce plat avec un petit verre de vin blanc frais, c’est parfait !
21 décembre 2005
La Potée de ma belle-mère
Plus jeune, je n'étais pas très fan du chou. D'abord je lui reprochais son odeur : insupportables, ces plats que l'on sent longtemps avant et après les avoir dégusté, surtout quand l'odeur est celle, tenace et lourde, du chou ! Ensuite je n'aimais pas son goût. Du moins je le croyais...
Mais c'était avant de me rendre compte que le chou prenait surtout le goût de ce qu'on voulait bien cuisiner avec... Et là, j'ai découvert la potée. "Comment, me dit-on un jour dans la famille de mon mari, tu aimes le lard, les saucisses, le porc en général et tu n'aimerais pas la potée ?" Impossible à les entendre.
Voici donc, pour me racheter de ces années de dédain crucifère, la recette de la "Potée au chou de ma belle-mère" que je fais dès que l'hiver est un peu trop rigoureux et que nous avons envie de réconfort.
Pour 4 personnes :
- 1 chou pommé
- 1 beau morceau de lard fumé que vous trancherez (ou ferez tranchez) en lardons un peu épais
- 4 ou 6 pommes de terre (selon leur taille)
- 4 saucisses de Toulouse
- 4 côtelettes (ou grillades) de porc
Après avoir enlevé les grosses côtes,plonger le chou dans de l'eau salée et le cuire 10 minutes (après mise en mouvement de la soupape) en cocotte-minute.
Faire revenir les lardons, les saucisses piquées et les pommes de terre coupées en tronçons dans un peu d'huile.
Laisser mijoter 30 minutes environ, le temps de cuire les pommes de terre.
Ôter les pommes de terre et les remplacer par le chou. Bien mélanger puis replacer les pommes de terre et laisser mijoter une bonne heure au moins.
Avant de servir, faire cuire les côtes ou grillades de porc et les ajouter au plat.
REMARQUE
Les grillades sont plus moelleuses que les côtes, mais un peu plus "riches" aussi. Tout est affaire de goût... et de choix !
20 décembre 2005
Les Sablés de Pauline
Après-midi d'hiver. Les vacances ont commencé : "Maman, qu'est-ce qu'on pourrait faire ?" Nous avons épuisé les perles, les coloriages, je rechigne à recourir au DVD... "Et si on faisait des sablés ? - Oh, ouiiii ! - En plus, on pourrait les décorer pour les accrocher au sapin... - Oh, ouiiiiii !"
C'est parti :
- 250 g de farine
- 150 g de beurre
- 150 g de sucre
- une pincée de sel
- 1 oeuf battu
On mélange sagement si on est discipliné, on met tout dans le robot et on le laisse travailler si on est plus flemmard.
Une fois la boule formée, on la laisse une heure au réfrigérateur avant de l'étaler et de découper des formes que l'on dépose sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé.
Et puis, au four pendant 10-15 mn thermostat 6-7, selon la cuisson désirée. Et on déguste, tiède ou froid, c'est comme on veut !
Je mets du Nesquick dans la pâte pour qu'elle soit au chocolat, c'est délicieux.
LES TRUCS DE LA MAMAN
Pensez à percer les sablés au premier tiers avec une pique à brochette ou une paille afin de pouvoir passer un cordon et les attacher au sapin.
Achetez des tubes de glaçage décoratif de toutes les couleurs (Vahiné en fait des très bien) et faites décorer les sablés par les enfants. C'est... baroque, mais ça les occupe et ils sont très fiers d'avoir contribué à la décoration du sapin à leur manière...
Vous pouvez aromatiser la pâte à votre goût : poudre de noisette, cannelle, gingembre...
19 décembre 2005
Sushis sans soucis
Longtemps j’ai ignoré le sushi. Pire, je l’ai méprisé. J’avais eu une mauvaise expérience dans un restaurant de Portland (Oregon) et j’en avais gardé l’idée que dans la cuisine japonaise, seules les soupes tiraient leur épingle du jeu. Tragique méprise !
C’est seulement quelques années plus tard que j’ai réellement découvert le sushi. Et là, ce fut, comme souvent dans les passions tardives, un éblouissement, un émerveillement, un bonheur, bref, une passion frénétique, extravagante et dévorante !
Non contente d’aimer le sushi à la folie, j’entrepris de faire partager cette passion à ma famille. Et là, bien m’en prit : ils furent contaminés et devinrent illico des sushi-maniaques.
Et là, aussi, commence notre drame. Les sushis, c’est horriblement bon mais horriblement cher aussi. Surtout quand on est sushi-maniaque !
Ne nous restait que la solution de les faire nous même. Nous nous sommes lancés.
************SUSHIS SANS SOUCIS*************
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Entendons-nous bien : je n’ai aucun gène japonais, mon mari non plus ; je n’ai aucunement l’intention de faire un cours de sushi dans la meilleure tradition, au contraire, je vais juste proposer NOTRE recette, c’est-à-dire une version occidentalisée de la chose.
On a d’abord investi dans un livre que je conseille à tous : SUSHI FACILES, chez Marabout. Un livre
qui donne les clés indispensables à la réussite de ces préparations le plus souvent à base de riz et de poisson cru. Après la présentation des ingrédients et du matériel de base, suivent les recettes les plus simples détaillées pas à pas par de nombreux schémas. Sushis roulés, fourrés ou en brochettes, tout y est. Côté « Civilisation », le livre s'achève par des conseils de présentation et de dégustation pour tout savoir sur l'art de la table et du thé ou le maniement des baguettes.
Le plus compliqué, comme souvent avec la cuisine extrême-orientale, c’est de trouver les ingrédients : vinaigre de riz, mirin (un vin doux), wasabi (moutarde verte). Pour le dernier, il s’achète assez facilement en supermarché. Pour le reste, essayez les épiceries orientales…
La question du riz : longtemps nous avons acheté du Blue Dragon, riz spécial sushis. Sauf qu’il a disparu des rayons de notre hyper. Je l’ai remplacé par du riz pour risotto (à grains ronds) qui convient parfaitement.
Je crois que l’étape la plus délicate est la cuisson du riz : d’elle dépend la réussite de notre recette. Pour trois-quatre convives, je compte 450g de riz que je verse dans une casserole. Je recouvre de 75 cl d’eau froide, je couvre et je porte à ébullition. L’ébullition venue, je baisse de façon à ce que l’eau frissonne pendant 5 minutes. Enfin, je réduis à feu doux et laisse cuire 12 à 15 minutes, c’est à vous de voir : le riz ne doit pas accrocher, mais il doit cependant être cuit ! Laissez refroidir.
Pendant ce temps, je verse dans une casserole 5 cuillères à soupe de vinaigre de riz, 1 cuillère à soupe de mirin, 3 cuillères à soupe de sucre et 2 de sel. Je fais chauffer à feu doux et remue jusqu’à ce que le sucre soit dissous. Là, je retire du feu et laisse refroidir.
Quand tout est froid, je verse le riz dans un grand saladier (la tradition le veut en bois, le mien est en métal), je l’arrose de sauce en le remuant délicatement. Puis je le laisse reposer un moment, recouvert d’un linge.
Pour le poisson, dilemme : j’ai toujours la trouille de manger un poisson cru qui ne serait pas frais, donc pas bon. J’ai donc résolu l’affaire en achetant mes pavés de thon et saumon, puis en les congelant. J’en profite pour les trancher (enfin, ça, c’est mon mari qui le fait…) encore congelés, c’est plus facile et ça décongèle très vite.
Quels poissons utiliser ? le saumon, le thon, la daurade, le mulet… On peut prendre des crevettes ou des gambas également… le livre parle même de calmar, mais j’avoue que là, je suis un peu plus réticente…
Vient le moment du montage : il s’agit de former au creux de sa main une boulette de riz en la malaxant le moins possible, sinon elle perdra sa texture un peu gluante et, du coup, ne tiendra pas. En gros, il faut faire de petites quenelles ! (c’est mon côté lyonnais qui ressort)
On découvre ensuite des languettes d’algues nori (vendues en hyper, toujours chez Blue Dragon) et on monte : je pose la languette d’algue, le morceau de poisson, la quenelle de riz, j’enroule la languette et je retourne le tout pour le poser sur une assiette. Et c’est prêt !
Nous, avec 450 g de riz, un pavé de saumon, un pavé de thon, on fait une cinquantaine de sushis. Autant dire qu’on a fini de se priver ! Désormais, on fait même la fine bouche « non, là, c’est bon, je les garde pour ce soir… »
Dernière chose : sur les photos, il n’y a pas que des sushis, mais aussi des makis ; ce sont des rouleaux de riz farcis : le riz est dedans au lieu de dessous. Et c’est – évidemment – succulent : on peut y ajouter du concombre, de l’avocat, de la mayonnaise (makis californiens), des crevettes et surtout, n’oubliez pas le wasabi, c’est… divin !
Alors, n’ayez plus peur du sushi : c’est sans souci !
18 décembre 2005
Cake à la banane et aux pépites de chocolat
L'hiver est là, on a envie de rien, sinon rester à la maison, le temps idéal pour faire ce cake. Banane et chocolat, c'est encore ce qu'on fait mieux pour se réconforter devant un thé bien chaud. Ou alors le lendemain matin, tartiné de beurre, au petit déjeûner... Quoi, calorique ? mais l'hiver, on en a besoin, des calories, pour se réchauffer...
CAKE A LA BANANE ET AUX PEPITES DE CHOCOLAT
3 oeufs
125 g de sucre semoule
250 g de farine
125 g de beurre
2 bananes
une grosse poignée de pépites de chocolat (environ 100-150g)
1 sachet de levure chimique
Couper le beurre en petits morceaux et le laisser ramollir à la chaleur de la pièce (méthode express : le passer 30 secondes au micro-onde au réglage le plus faible, genre 350 W).Puis le travailler en crème avec une spatule ou un batteur électrique. La texture obtenue doit être onctueuse.
Faire préchauffer le four, thermostat 6 (180°).
Ajouter le sucre en deux ou trois fois, toujours en travaillant vigoureusement la pâte. Le mélange doit devenir mousseux.
Un par un incorporer les œufs. Au dernier, vous pourrez avoir l’impression que la pâte « tourne », c’est dû au mélange œufs-beurre pommade.
Ajouter les bananes que vous aurez préalablement écrasées à la fourchette.
Verser ensuite la farine mêlée à la levure. La pâte prend alors une apparence granuleuse et épaissit.
Incorporer enfin les pépites de chocolat.
Beurrer un moule à cake et y verser l’appareil à cake. Enfourner à 180° pendant dix minutes, puis baisser à 150° pendant une demi-heure. Tester la cuisson avec la pointe d’un couteau qui doit ressortir sèche. La cuisson peut prendre entre trente et quarante minutes.
Petits conseils :
Utilisez du beurre demi-sel pour vos pâtisseries. C’est plus goûteux et cela vous évite la pincée de sel.
N’abusez pas des pépites de chocolat, c’est bon mais cela alourdit le gâteau et l’empêche de « monter » convenablement.










